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Marina B.

Articles récents

Une Première Exposition

16 Octobre 2014 , Rédigé par MarinaB. Publié dans #Histoires autour de la Photo, #LifeStyle

Une Première Exposition
Une première exposition photos.
De la de préparation, de la logistique, des détails auxquels on pense "au moment où ...", la science de l'accrochage - car , même si le thème "Il était une fois le corps" donnait un lien commun aux images, il a fallu donner un sens et un "accroche regard" aux photos, les positionnant de la meilleure manière possible pour une "lecture claire" (merci à Caroline Douart, qui, grâce à son métier en lien avec les arts appliqués et le design, a été d'un précieux conseil!)
Des questions, des regards intéressants, des avis bienveillants... Ce type d’événements, surtout quand il se passe dans un lieu chaleureux et ouvert (comme c'était le cas des journées porte ouvertes des ateliers et artistes à Montreuil) est comme un petit pont, en suivant lequel on se rend compte de la joie que donne le fait de créer, de montrer ce qui a été créé, et d'observer quelle sorte d'émotion cela générè - aussi bien chez tous ceux qui sont passés et se sont arrêtés devant, que chez soi-même.
Même si le temps était tellement vite passé.
M.
Une Première Exposition
Une Première Exposition

Parce que les villages de Provence ...

28 Septembre 2014 , Rédigé par MarinaB. Publié dans #Voyages, #LifeStyle

Parce que les villages de Provence ...

Parce que les villages de Provence sont vraiment très beaux!

A Brignoles, dans le Var vert ))

M.

Les Mystères d’une Ile

16 Septembre 2014 , Rédigé par MarinaB. Publié dans #Voyages, #LifeStyle

Les Mystères d’une Ile

Il existe sur Terre des endroits comme celui là – « proches du paradis ». Où, quand on pose son pied à terre (après être descendu d’un bateau, forcement, on se dit : « il semble que j’y suis ».

L’ile du Levant en fait partie. Un halo de mystère entoure cet endroit : des bruits qui courent, du bouches à oreille, des guides touristiques en parlent, forcement, et chacun y va de son commentaire avec les « j’aime – je n’aime pas ».

L’origine de ces avis controversés est simple : l’ile est un domaine naturiste. Plus précisément, une partie de l’ile : ses 20%. Le « reste », les 80 %, sont occupés par une zone militaire (accès interdit, bien évidemment). Drôle de cohabitation, me diriez-vous. Oui, mais ils se tiennent tranquille, les voisins-militaires, on ne les voit pas, on ne les entend pas : ils vivent dans une autre dimension.

Et nous aussi, en rentrant sur cette ile, on met nos pieds dans une autre dimension : celle du sauvage.

A l’origine il n’y avait que cela : le soleil, l’eau de la Méditerranée, les rochers, les argousiers, la foret luxuriante – du vert et du fleuri de la jungle en abondance.

Il y a des maisons – cachées pour certaines, ou celles qui se donnent à notre vue tout de suite. La plupart sont habitées seulement quelques mois dans l’année – l’été, bien sur. D’autres gardent leurs habitants tout l’hiver (une centaine environ).

« Domaine naturiste » - c'est-à-dire ? C'est-à-dire que partout (sauf sur la place centrale du village, et encore, la question reste ouverte) vous faites le choix de porter vos vêtements ou pas. C’est aussi simple que cela. Sur les plages quitter son paréo (personne ne possède de maillot de bain sur l’ile, cela va de soi) est obligatoire : les plages sont exclusivement naturistes. Mais, une fois sorti des sentiers et des rochers côtiers – vous faites comme ça vous chante : vous gardez le haut, le bas, les deux, ou vous virez tout - toutes les combinaisons sont possibles. Et tout le monde vous dira « bonjour » en vous croisant sur les chemins qui montent ou qui descendent – l’ile est tout sauf plate.

L’ambiance ici est très feutrée : pas de bruits, pas de tensions, pas de « relookage ». Tout le monde est libre - dans sa tête, dans son corps - au moins le temps de la parenthèse enchantée, qui, pour certains, durent des mois et chaque année ils y reviennent, tellement la force d’attraction universelle se manifeste dans ces lieux.

Cela faisait longtemps que je voulais rendre visite à cette ile enchantée. La vue des levées et des couchers du soleil (avec un café ou un verre de vin blanc à la main, en fonction de l’heure…), la mer à l’infini et seulement d’autres iles, bateaux et horizons pour seuls repères, ont fini par avoir définitivement mon cœur et ma gratitude à ce qu’il existe des endroits aussi envoutants, aussi hors du temps, de la commune mesure, de ce qu’on connait habituellement.

En toute tranquillité et discrétion, les portes du paradis s’ouvrent à ceux qui veulent y entrer : dans le respect de l’autre, de la nature, et du corps humain – l’une de ces plus belles créations.

A très vite.

M.

Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile
Les Mystères d’une Ile

Sur l'ile du Levant

15 Septembre 2014 , Rédigé par MarinaB. Publié dans #Voyages, #LifeStyle

Sur l'ile du Levant

Man in Black

27 Août 2014 , Rédigé par MarinaB. Publié dans #Book, #Personal Style

Avec Laurent

Avec Laurent

Dans l'univers masculin ce qui compte, à mes yeux, c'est la manière de savoir poser son regard, d'être là, devant l'objectif, juste comme on est, avec un léger soupçon de "pose", tout en divulguant quelque chose que l'on garde en soi au quotidien, main qu'on laisse couler vers l'extérieur quand le moment y est dédié.

A continuer à explorer ... car cet univers là, comme tous les univers, est sans fin.

M.

Man in Black
Man in Black
Man in Black
Man in Black
Man in Black
Man in Black

Feu sur la Ville

22 Août 2014 , Rédigé par MarinaB. Publié dans #Photo Street

Feu sur la Ville
Feu sur la Ville
Feu sur la Ville
Feu sur la Ville
Feu sur la Ville
Feu sur la Ville
Feu sur la Ville
Feu sur la Ville
Feu sur la Ville

Summer Sunset

15 Août 2014 , Rédigé par MarinaB. Publié dans #LifeStyle, #Voyages

Summer Sunset

The Keys of Our Shadows

7 Août 2014 , Rédigé par MarinaB. Publié dans #LifeStyle

The Keys of Our Shadows

Nouvelle vie, nouvel endroit, l’été, le temps au ralenti, la mer, la lumière, si belle ici. Encore … Le temps s’arrête, puis s’accélère. Une réflexion, une pause, la clé du contact coupée. La photo, toujours présente dans mon esprit, où que j’aille – comment lui donner la forme que je veux ? Comment créer avec son cœur, au plus proche de ce que nous sommes, en toute liberté, en connaissant ses forces et ses faiblesses, en gardant sa nature profonde, mais en corrigeant ce qui doit l’être ?

Il se passe de drôle de choses ces derniers temps. Sans doute parce que j’arrive à un point où il me devient impossible de tricher avec moi-même.

Vous l’avez déjà remarqué – quand on franchit une étape dans notre vie, quand on est en prise avec un vrai changement et une vraie décision – on est souvent testé : par la vie, par l’univers et ses lois, par les autres qui nous reflètent soit ce que nous sommes, soit ce que nous avons été, soit ce que nous refusons maintenant d’être (où de continuer à être).

A la naissance on nous donne des clés : des clés de nos ombres, des clés de nos prisons, des clés des murs qui sont, tous, à l’intérieur de nous-mêmes. Ces clés là sont attachées précieusement autour de notre cou. Et libre à nous de nous en servir.

Seulement voila : les portes de la liberté - c’est comme la fameuse porte dans le compte de Barbe Bleue. On nous dit : « Attention, si tu t’avise de l’ouvrir – il va t’arriver des malheurs, ma fille ». Alors, on garde ces clés autour de notre cou, on se promène, on vit notre vie avec elles, en prenant bien soin de les avoir à la portée de main - les clés de nos prisons. Et en acceptant encore et encore de nous y enfermer. Comme ça, bénévolement – clic-clac – et on scelle sa propre porte de sa propre prison. Et on peut continuer comme ça des années, des vies, des éons.

Jusqu’au jour où le ciel, sans crier gare, nous tombe sur la tête. En toute bienveillance (pour peu que nous somme enclins à le voir) – précisons-le, quand-même. Des meilleures intentions du monde (dont l’enfer est pavé) semblent nous porter. Quand, soudain, on se rend compte que par un simple « oui » de notre part on a scellé, une fois de plus, la porte de notre prison, et on a tourné soigneusement la clé et on l’a raccroché bien à sa place. Sauf que cette fois-ci arrive cet instant béni où - ciel !! (encore lui) – nous voyons, soudain, ce qui vient de se produire et que la clé a toujours été là, à notre portée.

Mais alors pourquoi acceptions-nous de renouveler ce deal avec nous-mêmes aussi longtemps ? Jusqu’à ce moment où on dit « non » et on tourne la clé dans l’autre sens et on sort des murs dans lesquels on s’était constitué prisonnier depuis si longtemps.

Les autres sont nos miroirs. Ils peuvent nous proposer leur schéma, leur point de vue, leur manière de vivre et de voir les choses. Mais la réponse nous appartient.

Car ce sont nous-mêmes qui nous enfermions jusqu’au jour où il nous devient impossible de renouveler ce contrat avec notre vie, où on s’en fout du reste, car la chose la plus importante devient celle de nous rendre, par nous même, notre liberté : à être fidèle à soi-même ; à dire la vérité comme on le sent ; à rester droit dans ses bottes quoi qu’il arrive ; à prendre conscience de ses erreurs, les assumer et rectifier le tir; à être libre d’être soi-même et à dire : « non » , quand ce qui vient d’en face (et on le reconnaît maintenant) a pour souhait – avec tous les bons sentiments du monde, hein – de nous mettre en boîte. Gentiment. Ou pas.

Il y a deux jours, une femme (de manière complètement amicale, hein, rien d’ambigu - je précise), en me proposant de se voir, et en proposant d’elle-même, sans que je lui demande quoi que ça soit, de me rendre un service dans un domaine qui aurait pu m’être utile, me disait :

  • Super, donc on se voit tel jour… Par contre – tu le dis à personne, ah ? ça reste entre nous.

Moi, sans comprendre encore le sens de ce que j’entends :

  • Comment ça ?

Elle :

  • Oui, mais enfin, tu comprends, ça ne les regarde pas … (nos connaissances en commun – sous-entendu). Qu’on soit en contact – ça reste entre nous, tu vois, pas la peine de le dire à une telle ou un tel… Ah, d’accord, tu comprends ?

Moi :

  • Non.

J’ai annulé notre rendez-vous. Elle a surement ses propres raisons, qui ont surement leur lieu d’être – pour elle. Mais je préfère m’en passer : du service, du secret, des « relations discrètes » - quelle qu’en soit la nature … (soyons clairs).

Ce temps est passé. Les clés de nos ombres nous accompagnent partout où nous allons. Libre à nous de nous en servir ou pas. Libre à nous de nous retourner et de nous dire : « Oui, j’ai le choix, mais c’est comme si cette clé devient véritablement celle de notre cœur – impossible à tricher, à faire un pacte, à passer un accord de silence, ou de quoi que ça soit d’autre (car, autant que nous sommes - nos ombres et nos prisons nous sommes propres. Même si quelquefois il y a des similitudes). Impossible à se laisser enfermer. Par soi-même.

Oui, les clés sont à notre portée. Toujours. Et il nous est juste demandé de rester vigilants. De rester lucide. De rester vrai. De la meilleure façon dont on puisse l’être, tel que l’on est.

Certaines clés sont bonnes à être jetées, les portes qu’elles ouvraient ont disparu depuis longtemps et à la place y sont poussées des fleurs et coulent des rivières.

Mais d’autres portes claquent encore, nous faisant des clins d’œil : « Tu es sûr que tu ne veux pas le visiter encore une fois, ton enfer ? Tu es sûr … ?? »

Oui, je suis sûre.

A bientôt.

M.

P.S. : bon, c’est vrai, il était un peu long ce post là , prenez une aspirine peut-être …))

The Summer Side of South

8 Juillet 2014 , Rédigé par MarinaB. Publié dans #LifeStyle, #Voyages

The Summer Side of South

Il y a une frontière visible et à la fois invisible à cet endroit. Quand on la franchit, même les yeux fermés, on sent qu’on change d’époque, de dimension, d’air et d’ère.

Voir l’invisible et sentir au toucher ce qui est là : la vieille ville. « La ville médiévale ».

Les pierres, le jaune, le bleu, le rouge, le mauve, le violet, l’ocre, les pavés, les vieilles portes en bois, les passages voutés, les ruelles qui grimpent, les pierres qui glissent sous la semelle, les bougainvilliers et les vignes, les branches des fleurs qui poussent à même les murs, l’ombre – les rues sont étroites, soudain une petite place, de l’eau qui coulent, des lavoirs, quartier des savonniers, un jardin sur les hauteurs à s’enivrer, à se noyer dans un passé sans temps qui vit sa vie présente, encore une, parmi tant d’autres.

C’est comme un microcosme, un univers entier – chaque pierre garde en lui une mémoire des siècles de souffles, de passages, de toucher, de rire, de rencontres, de larmes surement aussi. Cette ville est « habitée ». Par ceux qui y sont, certes, mais aussi par ceux qui y étaient. Son âme m’entoure, me prends dans ses bras, je sens ses mains autour de mes épaules et son souffle sur ma joue.

Dans la petite rue pavée, juste en bas, je rencontre des personnages mystiques. Qui sont venus d’ailleurs, mais comment est-ce que j’ai fait pour me retrouver à croiser leurs chemins ?

Il y a une Dame : elle est née dans cette rue. Puis, elle a vécu sa vie de femme, ailleurs, dans une maison. Puis, il y a quelques années, elle est revenue dans « sa » rue. Entre son « chez elle » et la ruelle – il y a un pas. Mais pas de frontière. Une tables et des chaises en fer forgé et en bambou, ornés des fleurs magnifique, des petits mots sur des ardoises, des affaires posées sur une table – des vêtements, des foulards : on peut les prendre, c’est pour nous. On lui amène nos affaires qu’on a envie de donner et on peut en prendre d’autres - c’est là. Elle est comme un point d’ancrage, la rue tourne autour d’elle. Tout le monde la connait et elle connait tout le monde. Des enfants viennent jouer autour. Elle est comme eux : une âme d’enfant. Elle est Présence, bien ancrée en elle –même et en cette rue avec toutes ses racines. La Bienveillance.

Une porte juste à coté. Un Monsieur aux cheveux blancs. Toujours coiffé d’un chapeau (un panama). Quel âge a-t-il ? 70 ans ? 75 ? J’ignore. Le temps s’est arrêté. Il est grand, mince, élancé, très élégant. Des yeux qui percent. Costume. Clair. Écharpe ou foulard. Rouge. Chapeau. Blanc. Une canne à la main ou un parapluie, mais juste pour rajouter de la nonchalance à la démarche : pas besoin de s'y appuyer, car il ne marche pas : il vole. Un être d’éther. Il est toujours là, on peut le voir passer et revenir, toujours des objets insolites à la main, qu’il rapporte d’un peu partout. Qu’il récupère, qu’il collectionne. Pour en faire quelque chose - il dit. Mais quoi ? Il est comme un personnage d’Alice au pays des merveilles : il est là sans être là. Comme une présence presque invisible, impalpable, translucide. Il est beau (il a du l’être encore plus…). Il est Contemplation.

  • Vous avez quelque chose d’étrange - me dit il - mais j’ai encore du mal à saisir quoi exactement. Vous me faites rire…
  • C’est bien, j’aime faire rire
  • Oui, mais, vous savez – j’ai quelque chose de spécial dans ma tête… je suis un peu … vous voyez... ? Un peu particulier…
  • On l’est tous, chacun à notre manière, il me semble
  • Oui, mais moi un peu plus que la normal… A qui vous me faites penser ? Vous ressemblez à …
  • A moi, ça me suffit
  • Bien sur…

Et il s’envole.

Le monde entier est dans ces rencontres. Comment est-ce que j’ai fait pour me retrouver au milieu de ces personnages ? J’ignore. Mais c’est une chance. Une vraie. Cette dimension « hors-temps ».

« Vous avez quelque chose d’étrange… »

« Oui, Merci… »

M.

The Summer Side of South
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